Ensuite, j'ai décidé de la date où j'écrase. Cette date doit être arrêtée assez longtemps d'avance et doit correspondre à une période de repos d'au moins une semaine.
Il faut préparer ce moment très important du sevrage. Il faut aussi informer notre entourage de notre projet. J'ai demandé de l'aide à un ami qui avait arrêté de fumer depuis plusieurs mois. J'ai demandé à ceux qui m'aiment de m'accompagner dans ma démarche. Je me suis procuré des gâteries, des parfums, des mets fins, des vêtements neufs pour fêter ma décision.
Je me suis reposée la première semaine. J'ai beaucoup dormi et j'ai bu beaucoup d'eau. J'avais toujours faim. L'eau permet de soulager la faim et aussi de libérer les toxines du système.
Un exercice très important quand on a envie de fumer. Il faut prendre une grande inspiration, comme si on tirait sur une cigarette. Le cerveau va interpréter ce geste comme si on fumait vraiment et l'envie va passer. J'ai utilisé des bâtonnets de cannelle qui sont de la même grosseur qu'une cigarette. Et en plus, le bon goût de la cannelle se répandait dans ma bouche lorsque j'inspirais.
Le retour à la vie normale est un moment crucial. Il ne faut surtout pas recommencer. J'ai éviter les rencontres avec des fumeurs. A l'époque, la cigarette était permise dans les bars et les restaurants. Alors j'ai évité ces endroits pour ne pas me tenter inutilement.
Il faut vivre le sevrage un jour à la fois et se donner toutes les chances et au fil des semaines, l'envie de fumer disparaîtra. Il faut utiliser l'argent économisé pour se gâter, après tout, arrêter de fumer est presqu'un acte héroique.
Mon envie de fumer s'est manifesté par une faim continuelle. Il faut l'ignorer et, je le répète encore ici, il faut boire de l'eau.
Merci de m'avoir lu, et je vous invite à partager vos commentaires.
ENGLISH VERSION OF THIS POST: I have stop smoking, August 21st, 1998

